Profil de projet — Renforcement des capacités informatiques de l'UNODC dans le Triangle du Nord - phase II



Aperçu 

CA-3-P007786001
3 280 979 $
ONUDC - Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (41128)
2019-08-30 - 2024-09-30
Finalisation
Affaires mondiales Canada
YFMSecteurpartenariatprogramAide interna

Pays / région 

• Honduras (25,00%)
• Guatemala (25,00%)
• El Salvador (25,00%)
• Bélize (25,00%)

Secteur 

• Prévention et règlement des conflits, paix et sécurité : Gestion et réforme des systèmes de sécurité (15210) (100,00%)

Marqueur politique 

• Égalité entre les sexes (objectif significatif)

Description 

Ce projet vise à renforcer la capacité du Guatemala, du Salvador, du Honduras et du Belize à prévenir et détecter les crimes facilités par les technologies numériques et les crimes dépendants du cyberespace, notamment les crimes portant sur l’exploitation sexuelle d’enfants et sur la violence sexuelle contre les enfants en ligne, à mener des enquêtes sur ces crimes et à poursuivre leurs auteurs. Il cherche à combler des lacunes importantes dans les cadres législatifs, la criminalistique numérique, les procédures d’enquête, la coordination interinstitutionnelle et la sensibilisation du public. Grâce à un appui à la rédaction législative, à des formations spécialisées destinées aux enquêteurs, aux procureurs, aux juges et aux analystes médico-légaux, à la fourniture d’équipements d’enquête et à l’élaboration de programmes d’éducation à la cybersécurité pour les enfants et les enseignants, le projet vise à établir une approche globale et durable pour lutter contre la cybercriminalité dans la région. La phase I de ce projet a permis d’établir des unités fondamentales de lutte contre la cybercriminalité, d’offrir une formation initiale sur la gestion des preuves numériques et de créer des outils préliminaires de sensibilisation. La phase II vise à étendre et approfondir ces acquis en professionnalisant les unités créées lors de la phase I, en élargissant les formations pour tenir compte des techniques d’enquête avancées (telles que le traçage de cryptomonnaies et les renseignements de sources ouvertes), et en institutionnalisant les processus par l’élaboration de manuels organisationnels formels et de procédures opérationnelles normalisées. Elle vise également à renforcer le pilier de la prévention, lancé durant la phase I, en élargissant les activités de sensibilisation menées auprès des enfants, des éducateurs, des ministères de l’Éducation et des unités de prévention communautaires.

Résultats escomptés 

Les résultats escomptés de ce projet comprennent : 1) une efficacité accrue des systèmes judiciaires ciblés pour ce qui est d’intenter des poursuites pour des crimes facilités par les technologies numériques et des crimes dépendants du cyberespace; 2) un soutien apporté aux autorités pour qu’elles puissent mener des enquêtes sur des crimes facilités par les technologies numériques et des crimes dépendants du cyberespace, intenter des poursuites et statuer sur ces crimes et ces infractions, notamment grâce à des techniques spéciales d’enquête; 3) une sensibilisation accrue des citoyennes et citoyens aux menaces liées à la cybercriminalité et une capacité renforcée à prévenir et signaler les infractions; 4) un appui aux autorités pour leur permettre de coopérer efficacement avec des acteurs internationaux sur des questions liées au cyberespace; 5) un renforcement des capacités nationales afin de réduire les menaces posées par les crimes facilités par les technologies numériques ou dépendants du cyberespace.

Résultats atteints 

Parmi les résultats obtenus à la fin du projet (mars 2024) : 1) un appui à la réforme de la législation sur la cybercriminalité, l’introduction de procédures opérationnelles normalisées et le renforcement des structures institutionnelles dans les secteurs de la justice et de la sécurité. Cela s’est accompagné de la création ou de la modernisation de laboratoires de criminalistique numérique, de la fourniture d’équipements d’enquête spécialisés et de la formation de milliers de policiers, procureurs, analystes, juges et éducateurs. Les 4 pays ont enregistré des hausses substantielles du nombre d’affaires de cybercriminalité qui ont été ouvertes, qui ont fait l’objet d’enquêtes et de poursuivies et qui ont été jugées, dépassant les indicateurs de rendement ciblés et démontrant une amélioration mesurable de leurs capacités nationales d’intervention; 2) la sensibilisation de plus de 150 000 enfants et jeunes grâce à des campagnes éducatives, des expositions muséales et des supports de sensibilisation à la sécurité numérique, tandis que plus de 100 000 adultes ont participé à des activités de prévention menées par des ministères et des organisations communautaires et dans le cadre de campagnes publiques. Les ministères de l’Éducation ont intégré des contenus sur la cybersécurité dans la formation des enseignants et dans les programmes scolaires, assurant ainsi la viabilité à long terme du projet. La coopération internationale s’est renforcée grâce à l’élargissement des partenariats avec des organisations telles que le National Center for Missing and Exploited Children (NCMEC) et INTERPOL, améliorant le partage d’informations et la gestion des dossiers. Ces efforts ont contribué à l’émergence d’un réseau régional actif de spécialistes en cybercriminalité et à l’établissement de capacités nationales et régionales durables qui renforcent la résilience de l’Amérique centrale face à l’évolution des cybermenaces.

Budget et dépenses 


Budget original 0 $
Décaissements prévus 0 $
Transactions
Pourcentages des pays par secteur
Type de financement Don hors réorganisation de la dette (y compris quasi-dons)
Type de collaboration Bilatéral
Type d'aide Contributions à des programmes ou fonds à objectif spécifique gérés par des partenaires d'exécution
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